Remonter aux origines de sa fascination : comparer un auteur que l’on découvre à ceux que l’on aime déjà
PAUL AUSTER – La Trilogie New-Yorkaise
Lue voici fort longtemps, la trilogie new-yorkaise m’avait laissé un sentiment étrange, l’insatisfaction d’une jeune lectrice qui aimerait avoir des réponses plus abouties alors même que ce récit vaut avant tout pour son mystère, l’absurdité des situations et sa dimension énigmatique.
Rainer Maria Rilke – Lettres à un jeune poète
L’écriture, est-ce une passion, un passe-temps, une nécessité ? Qui d’autre pour répondre qu’un grand écrivain ?
Edgar Mittelholzer – Le temps qu’il fait à Middenshot
Quelle est donc cette œuvre étonnante qui mélange les genres pour offrir un texte décalé, beau et déglingué, tant il nous confronte à des situations absurdes pour les pousser jusqu’à leur paroxysme… C’est un roman inclassable, ne comptez pas sur moi pour le mettre dans une case : il n’y rentrerait pas.
Yan Lespoux – Presqu’îles
Les nouvelles ne restent-elles pas un genre trop peu lu parce qu’on lui préfèrerait l’ampleur d’une histoire qui s’étend sur un grand nombre de pages et constitue un voyage au long cours ? Ce serait oublier que la grande qualité des nouvelles réussies - et c’est le cas de celles de Yan Lespoux - est de parvenir à saisir les fulgurances, l’essentiel d’une vie… parce qu’elles ont le génie de se placer au moment exact où tout bascule.
Daisy Johnson – Sœurs
Imaginez une maison dans les North York Moors - la terre des sœurs Brontë - où une mère serait venue mettre à l’abris ses deux filles adolescentes, malgré l’inconfort et l’isolement… Que se serait-il passé au lycée d’Oxford pour justifier cette fuite ? Le lecteur pressent quelque drame inavouable…
Michel Jean – Maikan
Canada, 1946 - Sur une « île aux odeurs de terre humide, de varech et de sel » se tient le pensionnat de Fort George, un établissement catholique réservé aux autochtones… L’endroit pourrait être idyllique mais… Que se passe-t-il entre les murs du Fort ? Quel virage terrifiant et fatal la vie de certains enfants vient-elle de prendre alors qu’ils vivaient jusque là au cœur de la nature, entourés de leur famille et selon des mœurs ancestrales ?
ASLI ERDOGAN – Requiem pour une ville perdue
Si le monde était un chant, il aurait la matière dense d’un texte d’Asli Erdoğan, son infinie poésie et ses profondes inflexions qui disent la vie et l’émotion, la mort, l’amour, la guerre.
Jeune femme au luth – Katharine Weber
Un roman qui vous emporte dans un cottage isolé d’un bord de mer irlandais et croise dans le même temps des réflexions sur l’art, sur l’amour véritable à une dimension politique n’est décidément pas un roman comme les autres et c’est ce que j’ai aimé.
L’Enigmaire – Pierre Cendors
Voici un exercice très difficile pour moi : évoquer dans une chronique une œuvre qui m’a échappée, un roman dont je porte pourtant l’auteur aux nues mais qui cette fois ne m’a pas donné suffisamment de clés pour que j’entre dans le monde qu’il avait créé. A moins que ce soit moi qui ai failli à les trouver toute seule…